Origines

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Aux alentours de l’an 1000, selon certaines sources, débute l’histoire du Karaté. À cette époque, un moine bouddhiste du nom de Bodhidharma arrive à Shaolin-si, petit temple dans la forêt chinoise, pour y enseigner le zen bouddhiste. Lors de son enseignement, un ensemble d’exercices conçus pour renforcer l’esprit et le corps est également présenté. Ces exercices sont à l’origine du modèle de Shaolin. Ce savoir partagé par Bodhidharma est plus tard devenu l’assise fondatrice  de la majorité des arts martiaux chinois.

En réalité, très peu de choses sont connues au sujet du développement primitif du Karaté jusqu’à son apparition à Okinawa.

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Okinawa est un archipel situé entre l’océan Pacifique et la mer de Chine orientale. L’archipel fait partie des îles Ryukyu. Aux alentours du XVIe siècle, Okinawa s’est développée comme un espace commercial de l’Asie du sud-est, commerçant avec le Japon, la Chine, l’Indochine, la Thaïlande, la Malaisie, le Bornéo et les Philippines.

A l’origine, le Karaté est une forme indigène de combat à poing fermé développée Okinawa, appelé Te, littéralement « main ». La prohibition du port d’armes imposée aux habitants Okinawa à différents moments de leur histoire a encouragé le perfectionnement des techniques de combat à mains nues qui, pour cette raison, se sont développées dans le secret jusqu’aux temps modernes. Diverses améliorations sont, progressivement, apportées par l’influence d’autres arts martiaux grâce à la contribution des aristocrates et des négociants commerçant avec l’île.

Au cours des années, le Te se développe essentiellement dans trois villes d’Okinawa à savoir Shuri, Naha et Tomari. Ces villes sont, à l’époque, le centre d’une caste de la société, respectivement des rois et des nobles, des négociants et des hommes d’affaires, des fermiers et des pêcheurs. Pour cette raison, les différentes formes d’autodéfense développées dans ces villes sont plus tard connues sous les noms de Shuri-te, Naha-te et Tomari-te. Celles-ci sont regroupées sous le vocable  d’Okinawa-Te ou Tode, littéralement « main chinoise ».

Progressivement, l’Okinawa-Te est divisé en deux groupes principaux : le Shorin-ryu développé autour de Shuri et Tomari, et le Shorei-ryu originaire de la région de Naha. Le caractère chinois employé pour écrire Tode pouvant également être prononcé kara, c’est pourquoi, les Maîtres d’Okinawa remplacèrent le nom Te par karaté – jutsu littéralement « art de la main chinoise ». Ultérieurement, ce nom est changé en karaté- do par Gichin Funakoshi, celui-ci ayant adopté une signification de l’idéogramme kara afin de supprimer les origines chinoises. Depuis lors, le mot Karaté signifie « la main vide ».

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